PRESENTATION

   

 

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" SANTHOSHA NANBAN "
 
 
Une maison d'éducation et de réhabilitation pour les enfants des rues
 
et les enfants au travail
Le centre d'acceuil SANTHOSHA NANBAN ("Amijoi") se consacre à l'épanouissement et à la rééducation d'enfants. Fondé en 1995 à Pondichéry, grande ville de l'Inde du sud, ce centre a pour but principal d'assurer l'épanouissement et l'évolution d'enfants souffrant de discrimination sociale, négligés et/ou exploités commercialement. Parmi ceux-ci, Santhosha Nanban prend particulièrement en charge les enfants des rues, les enfants au travail et les enfants des prostituées. Le centre s'efforce de mener ces enfants à un sain développement et à l'émancipation, notamment stimulant leur participation et leur implication dans cette communauté qui les acceuille. Santhosha Nanban assume cette tâche dans la ville même de Pondichéry et dans les zones rurales entourant cette ville.
           
     
ENFANTS DES RUES
   
La grande majorité de ces enfants ont fui leur famille parce qu'ils ne supportaient plus les souffrances, la dure réalité du manque de nourriture et le manque d'amour régnant dans leur famille. Enfants de père alcoolique, de mère ayant déserté leur foyer, enfants harcelés, enfants vivant au milieu de disputes et violence, ils partent chercher à la ville une solution ou un répit à leur souffrance morale et physique, une pause à leur faim. Ils arrivent en train,camion, bus auxquels ils s'accrochent. Ils arrivent même à pied. Les tout premiers jours à la ville d'un enfant hors de son village sont des jours de déroute. Le peu qu'il avait lui est rapidement volé, ou déposé par lui chez un préteur à gages en échange d'un rien d'argent. Parfois, il est pris par la police et conduit en maison de redressement. Il est molesté, battu, sexuellement abusé. Totalement démuni, préfèrerait retourner chez lui, mais décide de rester dans la rue uniquement parce qu'il sait que la situation chez ses parents est encore plus désespérée. La plupart de ces enfants vivent sur des quais, à la gare des bus, sous les auvents des magasins, dans des parcs, sur le pavé et les trottoirs. La majorité des enfants vivent dans la saleté et les ordures. Certains souffrent de malnutritions grave et sont victimes de tuberculose, typhoïde; jaunisse, malaria, etc. Beaucoup deviennent chiffoniers et sont souvant dépendants de "grossistes". Ils sont nombreux à chercher refuge dans les drogues et l'alcool. Nombreux sont ceux contraints à la prostitution avec son cortège de maladies sexuellement transmissibles, particulièrement, le HIV et le sida.
Est-il besoin de dire que, sauf s'ils sont aidés et rééduqués très jeunes, la grande majorité de ces enfants innocents sont prédisposés à devenir associaux ? Par leur misérable vie, ces enfants des rues nous révèlent le visage nu et terrible d'un foyer brisé, de la pauvreté et de l'exploitation.
                 
     
ENFANTS DES FAMILLES DES RUES
     
Même quand ces enfants sont encore sous la responsibilité de leur famille ( en général des tireurs de rickshaw), l'instabilité et le manque de motivation de leur entourage mènent à de nombreux problèmes, encore accrus par le fait que le travail épuisant des pères entraîne souvent ceux-ci vers l'alcool ou la drogue. Ceci pousse les jeunes à quitter leur foyer ou l'école.Ceux qui restent chez eux suivent en général les mêmes chemins que leur père, dès qu'ils sont assez fort pour pédaler, abandonnant alors toute scolarité.
                 
     
ENFANTS ET PROSTITUTION
     
L'exploitation des filles en ce domaine est un phénomène mondial. Les adolescentes y sont plus exposées, notamment par leur statut de dépendance et, dans de nombreux cas, par la pauvreté. On constate une augmentation du nombre de petites filles ainsi utilisées, mais aussi l'accroissement du nombre de garçons prostitués. Des études révèlent que plus de 50% des fillettes qui sont contraintes au commerce sexuel, le sont avant leur 15 ans. Aujourd'hui, on estime qu'environ 15% des prostituées en Inde sont des enfants. Pourr les marchands de chair, ce sordide commerce de prostitution enfantine est fructueux et en pleine expansion. Pondichéry est particulièrement connue pour ses prostituées : lieu de tourisme et d'industrie où domine la culture citadine, rare ville indienne où l'alcool est en vente libre, tout y prédisposait. Le sexe y est donc facilement accessible. On y compte plusieurs maisons de prostitution. Les prostituées ont souvent un domicile où des rabatteurs et proxénètes conduisent les clients. Des jeunes garçons sont également impliqués dans ce circuit de proxénétisme et s'occupent parfois eux-mêmes d'activités pour pédophiles.
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